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Regard d’Etoile – Extrait 2, page 14 à 16

Nous serons les chercheurs de beauté et d’aurore
Osant penser la vie au delà de la mort
Osant voir un sourire au delà de la haine
Et au delà des nuits, la clarté souveraine

Nous aurons à cette heure en nos cœurs la hardiesse
De construire au futur la joie et l’âme en liesse
Car il n’est pas de vie démunie des lueurs
Du jour clair et conscient où nous n’aurions plus peur

Plus peur, ni du doute, ni de la solitude
Du coeur trop incompris qui devient un coeur rude
Bien que sa vérité soit l’âme et la douceur
Du sentiment d’amour qui se veut mère et sœur

Mère et sœur, père et frère, ami tout simplement
Ou libéré des freins quand il se fait amant
Mais toujours insufflant aux lendemains qui chantent
La plus belle harmonie, la joie la plus vivante

Car en osant la vie on ose vivre enfin
Car en osant l’amour on finit le destin
Qui n’a jamais été un différent chemin
Que celui qui de tous et de deux n’en fait qu’un

De tous, car sous le ciel, le petit n’est pas moindre
Puisque aucun exilé des beautés qui vont poindre
Ne peut se détacher de l’unité grandiose
Du plus haut firmament en un bouton de rose

Le Cosmos est compris aussi bien par la fleur
Que par le sage auguste ou le simple rêveur
Et le chant d’un oiseau quand renaît le printemps
Par rapport à l’étoile est aussi important

De deux, car en nos vies, nous dévoilons le couple
Par lequel en rêvant nous construisons sans doute
La première unité d’un élan sans frontières
Qui défera la chaîne et éteindra la guerre

Mais de tous et de deux je ne sais s’il y a
De frein ou de distance ou un différent pas
Et si la différence en nos mots et nos voix
N’est pas un faux-semblant pour cacher nos émois…

 
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